Mary, à l'aube de sa mort, décide de se retirer sur l'île de Bruny, au large de la Tasmanie, afin de se remémorer les plus belles années de sa vie, passées auprès de son défunt mari, Jack, et entourée de ses trois enfants, alors que Jack était gardien du phare.
Tom, son plus jeune fils, a quant à lui beaucoup de mal à retrouver une vie normale et sociable, depuis qu'il est revenu de plusieurs mois de mission en Antarctique.
Ce roman alterne les souvenirs et états d'âme de ces deux personnages essentiellement. De très belles descriptions de paysages sauvages, de sentiments forts ou inavoués, des relations familiales difficiles, j'ai beaucoup aimé ce livre ! (même si finalement il ne se passe pas grand chose et qu'on n'est pas surpris par la fin et la mystérieuse lettre reçue)
Le livre est à ma maman
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samedi 10 septembre 2016
mercredi 7 septembre 2016
UN GOUT DE CANNELLE ET D'ESPOIR de Sarah McCOY
Texas, novembre 2007, Reba est journaliste et doit écrire un article sur Noël à travers le monde. Elle a jeté son dévolu sur une boulangerie allemande située à El Paso . Elsie, le personnage principal de son interview, a quitté Garmisch, en Bavière, après la guerre de 1940-1945 et a épousé un médecin américain qu'elle a connu pendant l'occupation.Un goût de cannelle et d'espoir est le récit de la vie de Elsie confié à Reba mais c'est aussi la vie de cette dernière et de leurs proches respectifs. Les dates des récits figurent en tête de chaque chapitre, les périodes se succèdent en alternance entre 1944 et 2008.
J'ai de loin préféré la partie "allemande" sur fond de lebensborn, déportations, juifs, nazisme, injustices, secrets et amitiés impossibles... à la partie "américaine", qui bien que tentant un rapprochement avec la seconde guerre mondiale m'a semblé trop "terne " et mièvre. En même temps, difficile de rivaliser avec les horreurs infligées par Hitler et ses sbires...
Mais dans l'ensemble, très beau roman, qui est à ma maman.
J'ai de loin préféré la partie "allemande" sur fond de lebensborn, déportations, juifs, nazisme, injustices, secrets et amitiés impossibles... à la partie "américaine", qui bien que tentant un rapprochement avec la seconde guerre mondiale m'a semblé trop "terne " et mièvre. En même temps, difficile de rivaliser avec les horreurs infligées par Hitler et ses sbires...
Mais dans l'ensemble, très beau roman, qui est à ma maman.
mardi 23 août 2016
Il faut qu'on parle de Kevin de Lionel Shriver
Kevin Khatchadourian, 16 ans, a tué 7 lycéens, un professeur et un employé de la cafétéria. Ce n'était pas un coup de folie. C'était un meurtre prémédité, réfléchi, calculé.
Deux ans plus tard, Éva, sa mère, raconte, au travers de lettres adressées au père de Kevin dont elle est séparée, sa vie avant Kevin, puis sa vie avec ce fils qu'elle n'a jamais désiré.
Dérangeant. c'est le mot qui me vient à l'esprit pour commenter ce livre. Comment peut-on engendrer un être aussi cruel ? Comment peut-on élever un monstre pareil ?
Je ne peux dire si j'ai aimé ou pas ce livre, mais il m'a vraiment touchée. Je n'ai d'ailleurs pas réussi à le lire sereinement : certains jours je n'y ai pas touché, j'ai même lu un autre livre entre temps. Mais au final, c'est sans doute le genre d'histoire dont on se souvient le plus.
Le livre est à Val
Deux ans plus tard, Éva, sa mère, raconte, au travers de lettres adressées au père de Kevin dont elle est séparée, sa vie avant Kevin, puis sa vie avec ce fils qu'elle n'a jamais désiré.
Dérangeant. c'est le mot qui me vient à l'esprit pour commenter ce livre. Comment peut-on engendrer un être aussi cruel ? Comment peut-on élever un monstre pareil ?
Je ne peux dire si j'ai aimé ou pas ce livre, mais il m'a vraiment touchée. Je n'ai d'ailleurs pas réussi à le lire sereinement : certains jours je n'y ai pas touché, j'ai même lu un autre livre entre temps. Mais au final, c'est sans doute le genre d'histoire dont on se souvient le plus.
Le livre est à Val
dimanche 21 août 2016
Le choeur des femmes
de Martin Winckler
Jean Atwood, interne des hôpitaux et major de sa promotion, se destine à la chirurgie gynécologique.
Cependant, le doyen lui impose de finir les six derniers mois de son internat dans une petite unité de "médecine de la femme" dirigée par un médecin généraliste atypique ayant mauvaise réputation auprès de ses confrères. Fortement opposée à ce stage, Jean va commencer sa première journée en se montrant sous son plus mauvais jour... Mais elle va découvrir un service et une pratique bien différents de ce qu'elle connaît, et va apprendre professionnellement et personnellement beaucoup de choses qui vont l'aider à changer et trouver sa voie.
Très beau roman-témoignage de Martin Winckler, généraliste ayant beaucoup travaillé en gynécologie.C'est un livre plein d'enseignements, écrit pour que, dans tous les cas, la dignité de la femme soit respectée et que le pouvoir de décision, en ce qui concerne les soins à pratiquer, soit partagé entre le soignant et sa patiente. L'auteur évoque des sujets tels que l'intersexualité, le viol, l'avortement ou l'inceste à travers divers témoignages (fictifs mais certainement inspirés de la propre expérience de l'auteur) et tout cela avec respect, sans jugement.
Même si certains passages m'ont semblé longs ou sans grand intérêt, et si la fin est un peu noyée dans le pathos aromatisé à l'eau de rose, j'ai beaucoup apprécié ce roman qui donne à réfléchir sur certains aspects de la médecine.
Ce livre est à ma soeur.
Le bouc émissaire
de Daphné du Maurier
Deux hommes se croisent au buffet de la gare du Mans et sont stupéfaits de constater qu'ils sont en tout point semblables : même stature, mêmes yeux, même sourire, même voix .
John, est anglais en vacances en France, mal dans sa peau, il songe prolonger son séjour par une retraite dans un monastère. Rien, ni personne ne l'attendent outre-Manche. Personnage falot, sans amis, il ne sait trop que faire de sa vie.
Jean de Gué, lui, est châtelain, étouffé par une famille qu'il juge envahissante, il croule sous les dettes.
Après un dîner bien arrosé, Jean propose à John d'échanger leurs vies. Devant la réticence de ce dernier, il le drogue s'empare de ses effets et disparaît.
John n'a plus qu'à enfiler les vêtements de Jean et à suivre le chauffeur.
Il se rend donc au château où il fait connaissance avec la famille.
Pris dans les mailles d'un véritable filet, il devra jouer le jeu et affronter "sa" famille, "son" château, "ses" affaires véreuses, "sa" maîtresse. Il nous entraîne à travers ses diverses découvertes dans une ambiance surréaliste.
John, est anglais en vacances en France, mal dans sa peau, il songe prolonger son séjour par une retraite dans un monastère. Rien, ni personne ne l'attendent outre-Manche. Personnage falot, sans amis, il ne sait trop que faire de sa vie.
Jean de Gué, lui, est châtelain, étouffé par une famille qu'il juge envahissante, il croule sous les dettes.
Après un dîner bien arrosé, Jean propose à John d'échanger leurs vies. Devant la réticence de ce dernier, il le drogue s'empare de ses effets et disparaît.
John n'a plus qu'à enfiler les vêtements de Jean et à suivre le chauffeur.
Il se rend donc au château où il fait connaissance avec la famille.
Pris dans les mailles d'un véritable filet, il devra jouer le jeu et affronter "sa" famille, "son" château, "ses" affaires véreuses, "sa" maîtresse. Il nous entraîne à travers ses diverses découvertes dans une ambiance surréaliste.
Thriller à la Hitchcock agréable à lire.
Ce livre est à moi.
mercredi 17 août 2016
Réparer les vivants de Maylis de Kerangal
Livre poignant sur le don d'organes.Simon, 19 ans est victime d'un tragique accident de la route. S'en suivent 24 heures de drame pour sa famille, de "course contre la montre" et de performance médicale pour le personnel hospitalier mais aussi d'espoir et de joie pour les malades en atteinte d'une greffe.
Toutefois, l'écriture de l'auteur peut parfois rendre difficile la lecture.(phrases très longues, beaucoup de descriptions pas toujours utiles à mon goût..)
Le livre n'est pas à moi
BEIGNETS DE TOMATES VERTES de Fannie Flagg
Années 1980. Evelyn Couch accompagne chaque semaine son époux Ed à la maison de retraite de Rose Terrace. Elle s'échappe toujours très vite de la chambre de sa belle-mère, Big Momma, et se réfugie dans un couloir ou une salle commune pour y grignoter avidement toute sorte de confiseries. Elle rencontre un jour une vieille femme, Ninny Threadgoode. Cette dernière, plutôt bavarde, lui raconte chaque dimanche « les incroyables histoires » de la petite ville de Whistle Stop dont elle est originaire. Son récit commence dans les années 20 avec l'ouverture du Whistle Stop Café par deux femmes Idgie et Ruth et se poursuit sur un demi siècle. Au contact de la vieille dame, dont la joie de vivre s'avère très contagieuse, peu à peu Evelyn reprend assurance et goût à la vie. Voilà pour le résumé ; mais le roman va bien au-delà de ces 4 personnages, de ce café au bord de la voie ferrée ; il traite de la grande dépression de 29, de la condition des femmes, des noirs, des sans-abris, de l'homosexualité, de l'euthanasie...
Le roman est construit autour de plusieurs voix narratives. Ce qui fait l'originalité de ce roman, c'est qu'un même événement commence d'un point de vue, se poursuit avec un autre et se termine sur un troisième.
Le récit ne tient pas compte des règles du temps. La narration se joue de la chronologie: une conséquence est souvent annoncée avant ses causes et les différentes voix narratives reprennent ensuite l'ordre du temps.
Le livre est à moi
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